Les conséquences du tourisme de masse sur les zones côtières

Les vacances à la mer sont une institution pour des millions de personnes à travers le monde pour qui détente rime avec plage. Et il serait difficile de leur en vouloir, après tout. Le soleil, la mer bleue ou turquoise, le sable chaud, les heures de farniente autant d’éléments indispensables pour des vacances reposantes selon certains. Or cette tendance à privilégier les vacances à la plage pourrait bien avoir des conséquences plus grave que ce que l’on imagine.

D’après un rapport de 2019 de l’ONG Eco Union, le tourisme bleu (c’est-à-dire de bord de mer) commence à montrer certaines limites. Ce tourisme de masse dans les régions de bord de mer provoque des conséquences néfastes pour l’environnement. Les touristes ne veulent plus voir des plages polluées et jonchées de déchets plastiques mais continuent cependant de partir en vacances à la mer. Car le problème est que les côtes de la plupart des pays concentrent la majorité de l’offre touristique alors qu’il s’agit de zone à l’écosystème sensible. Les zones côtières sont très populaires car elles sont encore très compétitives mais l’on voit émerger de nouvelles destinations qui pourraient conduire les touristes à se diriger vers d’autres horizons. De plus si les plages deviennent de plus en plus polluées, les touristes se désintéresseront naturellement des zones côtières pour choisir d’autres alternatives. Cela peut suffire à condamner des îles comme les Seychelles ou l’île Maurice dont la source primaire de revenus est le tourisme. Les pays les plus riches sauront s’adapter à ces changements mais les petites communauté auront davantage de difficultés à résister.

Un tourisme plus responsable

Le développement du tourisme dans les pays où cette industrie est relativement nouvelle devrait se faire avec une démarche responsable de façon à développer une tourisme durable qui tient compte du retraitement des déchets et des eaux usées par exemple. Si l’on parvient à créer un modèle durable dans des zones touristiques déjà très développées comme le bassin Méditerranéen, il sera plus aisé de reproduire ce schéma dans des pays où le tourisme côtier est moins important. Il faut également contrôler le tourisme de masse dans les zones abritant des écosystèmes fragiles.

Voyager autrement et de façon plus responsable

Le cheminement responsable doit aussi être effectué par les touristes qui sont les premiers concernés et acteurs du tourisme de masse. ll est important de se rendre compte qu’il n’est pas responsable ou durable de partir en weekend à l’autre bout du monde et que voyager implique forcément de fréquenter les lieux les plus touristiques. Il faut apprendre à voyager moins mais mieux, dans une démarche où l’on prend le temps et où l’on s’efforce de limiter son impact sur les lieux que l’on visite. On peut envisager de changer ses habitudes et partir en vacances ailleurs qu’à la mer car il y a tant à découvrir.